Les pratiques collaboratives, un paysage bigarré aux contours flous ! Pas facile de s'y retrouver...

Se former, S'outiller, Expérimenter, Avancer collectivement !


Les pratiques collaboratives, un levier pour repenser le développement de nos territoires ?

Intimement liée au développement du Web 2.0 qui a rendu possible les pratiques de collaboration à grande échelle, les pratiques collaboratives reposent sur des échanges en pair-à-pair au sein de communautés.

Au croisement du numérique, de l'économie sociale, de l'entrepreneuriat social, les pratiques collaboratives interrogent la façon de vivre sur nos territoires et ouvre le champ des possibles tant l'abondance d'information, d'initiatives dans ce domaine est toujours plus importante. Mais c'est aussi un véritable changement de paradigme qui bouleverse nos manières de consommer, de produire, de vivre, de penser et construire nos territoires.

Le développement des pratiques collaboratives est exponentiel :
  • Des startups réussissent : Blablacar, Air Bnb, Couchsurfing, Le bon coin, Zilok, La ruche qui dit oui…
  • Des projets "citoyens" s’étendent : Freecycle, Discosoupe, Energie Citoyenne…
  • Des grands acteurs s’engagent : SNCF, Castorama, Maif…

Ce mouvement nourrit de nombreuses attentes (développement des pratiques de consommations responsables, baisse de l'obsolescence programme, émancipation citoyenne, etc.) mais suscite en même temps des peurs (émergence de nouvelles formes de concurrence déloyale, vers une monétisation des solidarités, renforcement de notre dépendance numérique, etc.).

Co-construisons des territoires collaboratifs !
Les pratiques collaboratives peuvent nous aider à construire des modèles de développement territoriaux plus durables.
Mais encore faut-il nous distancier d'une image trop manichéenne, afin de nous outiller pour s'approprier les possibilités qui s'offre à nous pour CO-construire une société collaborative !

Depuis 2012, en partenariat avec Télécom Bretagne, la Région Bretagne, l'ADEME et de nombreux autres partenaires, l'association Collporterre, explorent le mouvement des pratiques collaboratives (à la croisée de la consommation et de l'économie collaborative).

Comment ? A travers la conduite de programmes de recherche-action :
Cette approche permet d’impliquer une grande diversité d’acteurs dans la recherche scientifique. Le respect de tous les savoirs et la reconnaissance de l’égalité des expertises - qu’elles soient scientifiques, professionnelles ou citoyennes, constitue une condition sine qua non de sa mise en œuvre.
La recherche-action repose sur un apprentissage mutuel ; elle permet à la fois de co-produire des pratiques sociales nouvelles et de faire avancer les connaissances scientifiques. Les différentes parties-prenantes participent donc à l’ensemble de la démarche de recherche.
Les nombreux temps de travail collectifs constituent autant d’espaces de pollinisation et de fécondité des savoirs. Les expertises plurielles s’enrichissent mutuellement, concourant ainsi à la production d’un savoir métissé.

Pourquoi ?
Les pratiques collaboratives reposent sur des modèles émergents et instables. Parce que nous sommes convaincus de leurs potentiels - tant économique que social et environnemental - il est important de développer les conditions de son appropriation par le plus grands nombre.
"Moteur d’émancipation pendant plusieurs siècles, la science - devenue techno-science - est aujourd’hui un formidable pouvoir. Pour servir le bien-être de l’ensemble des êtres humains de notre planète, ce pouvoir requiert d’autres pilotes que la seule volonté de savoir, le désir de puissance ou les logiques de profit. Après l’ère de la « maîtrise de la nature », doit donc venir celle de la « maîtrise de la science », de la citoyenneté scientifique." (Extrait du site Fondation Sciences Citoyennes).
Ainsi, les dispositifs de recherche-action constituent autant d'outils au service de l'empowerment individuel et collectif.

Concrètement
En partenariat avec la Région Bretagne, nous avons conduit une étude exploratoire intitulée DyTe2Co en Bretagne historique, afin de dresser un premier état des lieux de la consommation collaborative. Le développement exponentiel des projets comme des usages bretons de consommation collaborative s'est révélé être significatif.
Ces premiers résultats nous ont convaincus de la nécessité de poursuivre nos explorations. Nous avons alors initié - en partenariat avec l'ADEME - le programme DOMINO visant à outiller les acteurs territoriaux pour faire des pratiques collaboratives un leviers de développement de modes de vie durables sur leur territoire.

A travers ce site internet, nous partageons avec vous l'ensemble de nos réflexions, découvertes et apprentissages.
Nous souhaitons ainsi contribuer au développement de territoires collaboratifs.