De l'individu au collectif, devenir contributeur


Covoiturage, revente et achat de biens d’occasion, dons, partage d’information et de connaissances : les pratiques collaboratives se développent depuis quelques années ; de nouveaux usages apparaissent, d’autres se démocratisent, esquissant pour certains une société plus contributive. Mais pour quelles raisons une personne décide-t-elle d’échanger, de partager quelque chose ? Pourquoi d’autres ne le font pas ? Comment alors diffuser cette culture du partage et rendre accessible ces usages à l’ensemble des acteurs d’un territoire ? Plus largement, ces pratiques collaboratives sont-elles seulement une évolution des formes de consommation ou esquissent-elles de nouvelles formes d’implication, renforçant ainsi les capacités d’agir individuelles et collectives ?

Synthèse de l'axe 1 : "De l’individu au collectif, devenir contributeurs ?"
"Pourquoi coopérer ? Quels sont les freins et leviers pour développer les pratiques collaboratives ? Quelles compétences individuelles et collectives sont enjeu ? Comment favoriser une culture de la coopération ?
C’est autour de ce passage vers des pratiques collaboratives « De l’individu au collectif, devenir contributeurs ? Que nous avons élaboré quelques propositions que nous allons développer ici. Il ne s’agit pas d’une étude qui se voudrait exhaustive, bien des points demandent à être discutés, complétés. Il s’agit ici d’une contribution liée au projet Domino pour illustrer les compétences liées à la coopération et ce qui pourrait aider à leur développement.
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"La question des motivations revient dès que l’on évoque les mécanismes de contribution dans l’open data ou les données collaboratives. On a parfois du mal à comprendre pourquoi des individus a priori sains de corps et d’esprit consacrent une partie de leur temps libre à ce type d’activité, qu’il s’agisse de développer une application mobile sans grand espoir de gain, ou de cartographier son quartier pour Open Street Map…"

'[...] L’ouverture des données publiques ne suffit pas. La participation et l’animation sont essentielles. Mais la recette n’est pas magique. Et nombreux sont les projets qui s’interrogent sur comment faire levier auprès du plus grand nombre…[...]".

"Internet ne nous rend pas seul (...). Mais en quoi nous aide-t-il à coopérer entre nous ?"

"Et si, plutôt que de partir de technologies, on prenait comme point de départ, et de focale, les gens ? Et si l’innovation considérait les gens, non pas comme des cobayes futurs consommateurs, mais comme des coconcepteurs futurs coproducteurs, et coparticipants ? Trente ans après les utopies communautaires des années 70, l’innovation technologique fait dans le social, et tente, de nouveau, de changer les gens, pour changer la vie."

"Soit nous prenons conscience que nous "consommons" avant tout pour mimer l'autre, pour lui ressembler tout en pensant être différent, sans être attirer par l'objet du désir et nous "changeons de niveau"; soit nous continuons à rester prisonnier de notre désir mimétique et les "nouvelles" économies n'apporteront quasiment rien. Pour "changer de niveau", il faut d'abord avoir conscience du désir mimétique. Et là, arrive le blockchain …"